Je ne pense pas qu’il soit aujourd’hui nécessaire de présenter Inception, tout être normalement constitué sur Terre a déjà entendu parler du nouveau Nolan. Mais bon, étant donné que mon blog ressort parfois avec des mots clés un peu bizarres sur Google (d’ailleurs faudra que je fasse un post là dessus, il y a des trucs très rigolos… « jeu ou il faut empiler des formes »), vous trouverez ici la bande annonce d’Inception. Inception est le dernier film de Christopher Nolan, l’un des plus grands (j’idolâtre ce mec, j’y peux rien :p) réalisateur du cinéma qui a réalisé entre autres « Memento« , « The Prestige« , « The Dark Knight« . Mi blockbuster mi film d’auteur, ce film de science fiction est tout simplement l’évènement de l’été (heureusement pour Hollywoood parce que les précédents blockbusters ont fait flop sur flop). Mais bon, revenons sur notre sujet.
Alors oui, ce titre paraît un peu osé lorsqu’on connait, non pas la complexité du film comme certains le disent (certains films demandent plus de réflexion), mais plutôt les interprétations que l’on peut en dégager. Bien entendu les personnes n’ayant pas encore vu le film doivent éviter de lire la suite, celle-ci dévoilant la fin du film.
SPOILER ALERT
Depuis sa sortie au cinéma, on trouve sur Internet tout un tas d’interprétations plus ou moins plausibles mais toujours très originales. Toutefois la plupart ne se basent sur aucune preuve. Or Christopher Nolan est un très bon réalisateur et « s’amuse » à soigner les moindres détails, peaufinant les scénarios et ne laissant rien passer. C’est la raison pour laquelle j’ai prêté toute mon attention sur les détails lors de mon deuxième visionnage. Mais avant de mettre en avant mon interprétation, je vais commencer par faire un petit exposé de ce que certains internautes pensent.
Théorie numéro 1 et la plus facile : tout se passe dans un rêve.
Version pas très stable quand on sait que pour changer de niveau (rêver dans un rêve où on rêve dans un rêve etc) il faut avoir une bonne dose de sédatif. Sauf que… il y a les limbes. Et il est donc imaginable que Cobb et Mall soient tombés dans les limbes et que finalement, en se suicidant ils ne seraient pas retournés dans la réalité mais dans un rêve niveau 1. Mall se suicidant serait à son tour revenue à la réalité…
Cette explication me parait un peu tirée par les cheveux. En effet si Mall est bel et bien retournée dans la réalité, pourquoi ne pas avoir débranché Cobb ou alors lui avoir fait subir une chute afin de le réveiller ? Pourquoi le laisserait-elle ainsi dans les rêves ? Donc pour moi, cette version n’est pas valable. A part si toute cette histoire n’est qu’un rêve et qu’on ne peut pas réellement explorer les rêves (après tout les rêves sont totalement délirants !)
Mais il il y a tout de même une « preuve », si infime soit-elle qui pourrait plaire aux défenseurs du tout est un rêve. Et vous pouvez la trouver dans la vidéo ci-dessous :
Alors pour ceux qui n’auraient pas compris, dans cette vidéo, on voit une similitude au niveau de la musique de Hans Zimmer avec la musique d’Edith Piaf « Non, Je Ne Regrette Rien » qui, rappelons-le est la musique qui sert à informer les rêveurs qu’il va y avoir un réveil et donc qu’on est dans un rêve. Simple inspiration ou « preuve » laissée par Nolan ? Difficile à dire.
Théorie numéro 2 : Cobb rêve à la fin
Certains soutiennent le fait que Cobb rêve à la fin et qu’il se situerait toujours dans l’avion. Certains évoquent le fait que la toupie tourne toujours malgré un vacillement et que Cobb en se réveillant n’est pas passé par les différents rêves. Certes, on ne le voit pas traverser les rêves mais cela est-il nécessaire étant donné qu’ils sont déjà dans les limbes ? De plus, on a affaire à une ellipse, on ne voit pas Cobb se faire tuer. Certains diront que c’est normal, il n’a pas été tué mais je vois plutôt ici un moyen technique de Nolan de semer le doute, ce qui marche. Étant donné qu’il n’y a pas de preuve comme quoi il a été, oui ou non tué dans les limbes, on ne peut pas s’appuyer sur cet argument pour dire qu’à la fin il est toujours endormi. Je pense que cette solution est la solution la plus « simple » qui est censée contenter la plupart des spectateurs, ceux qui ne cherchent pas à réellement connaître la réalité. Ayant vu et revu toute la filmographie de Nolan ( »Memento » et « The Prestige » en particulier), je ne pense pas du tout qu’il se soit arrêté à une si simple conclusion.
Théorie numéro 3 : Cobb a subi une inception
Alors voilà la théorie qui circule sur le net et qui ne remet pas en cause juste la fin mais tout le film. C’est, je pense une théorie que l’on peut aisément soutenir. Malheureusement je suis tombé sur cette interprétation après le deuxième visionnage, ce qui en demanderait un troisième… Mais bon, mon deuxième n’a pas été vain car il m’a permis de trouver quelques détails que je présenterai plus loin. Alors cette théorie veut que ce soit en réalité Cobb qui ait subi une inception (implanter une idée dans un rêve) afin d’oublier sa femme décédée, Mall. Le commanditaire ne serait donc plus Saito, ce dernier n’étant qu’un complice mais Miles, le père de Dom (Cobb). Plusieurs « preuves » scénaristiques viennent appuyer cette hypothèse : en effet, comment se fait-il que Miles (qui était à Paris, rappelons-le) soit à Los Angeles et sache que Cobb arrive ? De plus c’est Miles qui a conseillé le recrutement d’Ariane (la conceptrice de rêve) et cette dernière est très curieuse de l’histoire de Dom et veut vraiment l’aider…Cette théorie est d’autant plus plausible que Leonardo DiCaprio adhère à cette version…
Partant de ce principe, on pourrait aussi pousser le vice un peu plus loin et dire que Mall n’est pas morte mais qu’elle a commandité l’inception pour Cobb afin de lui faire croire qu’elle est bel et bien morte. Drôle de façon de larguer quelqu’un…
Une chose est sûre : Cobb ne rêve plus à la fin…
… à part si on soutient que tout est un rêve. Et encore. Voilà, c’est donc la « vérité » que je souhaite apporter ici dans cet article, preuves à l’appuie.
Commençons par les enfants car, tout le long du film Cobb ne peut voir leur visage, il est bloqué, c’est un souvenir. La scène de fin est quasiment identique à la scène qu’il a vécu au moment de partir sauf que cette fois-ci ses enfants se retournent et il peut enfin découvrir leur visage. Alors certes, au premier visionnage on peut penser qu’il rêve encore car tout est comme dans ses souvenirs. Et bien c’est FAUX. Afin de prouver mes dires, j’ai téléchargé un sale screener tout pourri du film (non mais sans blague c’est complètement stupide de filmer dans une salle, l’image est pourrie, le son merdique, y a que les scatophiles qui peuvent regarder cette merde… Attendez les DVDRIP au moins) et fais quelques screenshots. La qualité est merdique mais suffisante pour vous montrer ceci : (attention montage de fou !)
Donc on peut voir très clairement sur cette image que les enfants n’ont pas les mêmes habits ! Certains me diront « oui mais les souvenirs sont parfois flous, il peut un peu se tromper dans ses souvenirs. Et bien non, la preuve est encore une fois dans cette image où on peut voir le souvenir deux fois le long du film, la première étant sur le sable au début quand il se réveille et la deuxième étant quand il explique à Ariane ce qui s’est passé avec sa femme. Dans ces deux séquences les enfants ont exactement les mêmes habits. Il sait donc comment ils étaient habillés. Si la fin était un rêve, ce serait un souvenir qu’il aurait et donc ses enfants auraient la même tenue. De plus on peut remarquer que la lumière n’est pas la même. Alors c’est sûr, quand on regarde le film la première fois, étant donné qu’il y a environ une heure avant le souvenir et la fin, on pourrait croire que c’est pareil… Cette scène a été tournée le même jour, il ne s’agit donc pas d’un faux raccord mais bel et bien d’un détail minuscule laissé par Christopher pour nous indiquer que Cobb ne rêve plus. Toute l’attention du spectateur est sur cette toupie alors que la réponse est juste avant. Ceci réfute aussi l’hypothèse que tout est un rêve, les enfants ne seraient qu’une projection de son subconscient et serait donc aussi identiques au début et à la fin.
Et enfin le dernier détail difficile à remarquer à cause (ou grâce) au jeu de Leonardo, le totem de ce dernier. Non, je ne parle pas de la toupie, je parle de son totem à lui, son totem personnel. Illustration :
(Désolé pour la qualité mais j’ai utilisé le screener donc si quelqu’un peut me fournir de meilleurs images, ce sera volontiers !)
Alors oui, le totem de Cobb n’est pas la toupie et il le dit. Cette dernière était à Mall et non pas à lui, il se l’est approprié. Son vrai totem est en réalité une bague qu’il porte à sa main gauche lors des rêves et qu’il n’a pas quand il ne rêve pas ! Et à la fin du film, on peut remarquer qu’il ne la porte pas, ce qui signifie encore une fois qu’il ne rêve pas… Le spectateur se laisse donc balader tout le long du film, croyant que la toupie est l’élément qui permet de déterminer le rêve, ce qui est absolument faux !
Et voilà que ce termine cet article. Si vous avez l’occasion de re-voir le film au cinéma, faites bien attention à ces détails et ne vous laissez pas balader par le prestigieux Christopher !
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Nouvelle websérie : « J’ai jamais su dire NON! »
2 Comments | Posté par Annamenel dans Geek

Après quelques semaines (mois ? nooon) d’absence, voici un nouveau billet. Et j’ai choisi de vous parler d’une nouvelle websérie faite par des passionnés d’audiovisuel bien motivés : l’équipe de FrenchNerd. Vous en avez peut être déjà entendu parler grâce à la précédente série : « Le Visiteur du Futur« . (Série qui avait réellement cartonnée : plus de 2 millions de vues, diffusée sur des chaines de télévision). Et bien désormais les voilà de retour avec « J’ai jamais su dire NON », une comédie plutôt bien réussie. En premier temps on pourrait penser à un remake de « Yes Man » (avec Jim Carrey), et bien non, cela se présente différemment et les minis épisodes de 5 à 8 minutes sont bien menés.
L’histoire est simple mais efficace : on suit un jeune adulte qui se fait larguer par sa copine parce qu’il n’a pas su dire non à certaines avances… Et forcément quand un de ses potes (bien lourd) arrive pour s’installer à la place de son ex, il n’arrive pas non plus à dire non. Et alors que sa vie avait l’air de bien se présenter, tout se transforme en cauchemar.
Le tout est bien joué, bien réalisé et le fait que les épisodes ne dépassent pas les 10 minutes fait qu’on peut regarder très facilement un épisode entre deux jeux (ou entre midi et deux pour ceux qui bossent !). De plus la prise de son est bonne, ce qui est agréable car ce n’est pas le cas de toutes les webséries.
Je vous laisse découvrir l’épisode 1 :
Vous pouvez suivre tous les épisodes sur dailymotion ou sur la section spéciale sur frenchNerd. Un site web est actuellement en préparation, on l’attend avec impatience.
Un grand bravo à cette équipe douée. Bon visionnage.
(et d’ailleurs je vous conseille de regarder une autre vidéo réalisée par la même personne Garde-Fou)
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Comment fonctionne la 3D au cinéma ?
4 Comments | Posté par Annamenel dans Cinéma, Geek, Inclassable
Bonjour à tous. Vous venez de voir Avatar ou un autre film en 3D et vous avez été époustouflé par le cinéma en 3 dimensions mais vous vous demandez comment cela fonctionne ? Je vais essayer de vous faire une explication simple (en essayant de ne pas trop rentrer dans le détail) pour que vous puissiez vous la péter en allant au cinéma avec vos amis.
Avant de commencer et pour comprendre comment on peut voir en 3D sur un écran, il faut savoir que notre cerveau ne voit pas réellement en 3D mais interprète les images qu’il reçoit et les assemble. En effet, il reçoit une image de l’oeil droit et une autre de l’oeil gauche en même temps. Par la suite il synchronise ces deux images pour n’en former qu’une seule ce qui donne une impression de relief, de profondeur. Ainsi un borgne n’aura pas la même perception des distances et ne pourra donc pas voir un film en 3D ! (Vous pouvez essayer de vous cacher un oeil devant l’écran, vous visionnerez ainsi le film en 2D).
C’est en partant de ce principe que le cinéma s’est lancé dans la 3 dimension. Enfin, dans l’impression de la 3D car ce ne sont que des astuces pour « abuser » le cerveau, le tromper. Et on en dénombre actuellement trois. Mais avant de se lancer dans la présentation des trois procédés de visionnage, voyons la partie la plus simple techniquement : le tournage d’un film en 3D.
Le tournage d’un film en 3D
Pour faire une film classique, on utilise ce genre de caméra :
Ce sont de très bonnes caméras qui enregistrent sur des pellicules et qui ne disposent que d’un seul objectif. Normal lorsqu’on veut projeter un film avec une seule image. Mais avec la 3D, on doit désormais en projeter deux. C’est la raison pour laquelle on voit apparaître ce genre de caméras :
Désormais elles disposent de deux objectifs séparés d’environ 65mm, distance qui sépare en moyenne nos deux pupilles. Ainsi on obtient des images stéréoscopiques. La caméra enregistre donc l’équivalent de ce que reçoit notre cerveau. Et pour faciliter la chose, ces caméras sont désormais entièrement numériques et tous les enregistrements sont fait sur un disque dur. Autre changement majeur, alors qu’avant on filmait à 24 (ou 30) images par secondes, maintenant on tourne à 144 (72 pour chaque œil).
Pour les films d’animation, c’est encore plus simple de faire un film en relief ! Étant donné que les animations sont créées en 3 dimension sous ordinateur, il suffit de placer une autre caméra virtuelle à 65mm de la première et d’enregistrer deux images à la place d’une seule. Pas compliqué, cela prend 5 min !
Le surcoût pour la réalisation est donc minime, il suffit simplement de s’équiper de cette nouvelle caméra qui filmera 2 images afin d’avoir un rendu 3D. Et si jamais on veut repasser à un film en 2D, rien de plus simple, on ne projètera qu’une seule des deux images. La complexité vient dans la réalisation artistique du film. En effet, il faut adapter la manière de filmer afin d’obtenir un maximum de réalisme dans l’image en relief. Les caméras doivent converger parfaitement vers le personnage ou l’objet que le spectateur est supposé regarder. De plus les gros plans doivent bien être filmés car la 3D ne supporte pas le moindre flou. On a le même problème lorsqu’on veut faire du « relief jaillissant »,(autrement dit la sensation d’avoir un objet qui s’approche), il faut que l’image reste parfaitement nette durant tout le mouvement.
Voilà pour l’aspect réalisation, penchons-nous désormais sur comment arrive-t-on à voir en 3D au cinéma.
Technique 1 : l’anaglyphe
La première technique est connue par tout le monde. Si si, je vous assure, même vous, vous la connaissez car il s’agit des lunettes bleues et rouges comme celle-ci :
Et oui, ce sont les lunettes dont on se servait pour regarder les petites images en relief sur les livres. Et bien sachez (même si ce n’est pas du tout répandu en France), que l’on peut voir un film en 3D avec ces lunettes. Petite explication :
Une image est composée des trois couleurs complémentaires : le rouge, le vert et le bleu, le fameux RVB que vous avez pu entendre si vous avez parlé avec un graphiste ou quiconque travaille dans le multimédia. Pour obtenir un effet de relief, on va appliquer un filtre rouge sur la scène filmée avec l’oeil gauche de la caméra et un filtre vert et bleu sur l’image de droite (ou inversement selon la position des filtres sur les lunettes). Ensuite il suffit de superposer les deux images. Ainsi on obtient quelque chose qui ressemble à ça :
Il ne manque plus qu’à prendre nos lunettes avec les filtres rouges et cyan et de regarder l’image. Ce qui va se produire est très simple, l’œil gauche ne va voir que le rouge de la scène et l’œil droit ne va voir que le cyan. Ainsi le cerveau recevra une image par œil et s’occupera de faire la synchronisation !
Mais vous l’aurez compris, le rendu est tout de même assez moyen et c’est la raison pour laquelle on a réfléchi à d’autres procédés qui rendent l’image plus jolie.
Technique 2 : la projection polarisée
Ici le concept est le même que précédemment (et ce sera le même pour la technique 3) : on veut donner une image par œil. Mais l’explication du fonctionnement est plus compliquée. Premier changement notable, les lunettes :
Et oui, la première fois qu’on voit des lunettes comme ceci, cela peut surprendre ! On a l’impression d’avoir des lunettes de soleil, mais il en est rien. On appelle ces lunettes des « lunettes passives ». Elles sont légères et ne coûtent qu’une trentaine de centimes, ce qui est un gros avantage en cas de vol ou de détérioration (on verra que la 3ème technique demande un entretien des lunettes). Mais avant d’entrer plus en détail dans le fonctionnement de ces lunettes, voici quelques explications supplémentaires :
La lumière est un rayonnement radioélectrique composé d’un champ électrique et d’un champ magnétique associés. Ainsi, on peut la polariser, autrement dit l’orienter dans l’espace. On peut obtenir une image propagée en « tire bouchon » qui va ensuite être polarisée à l’horizontale par un projecteur et à la verticale par un autre projecteur. Un peu compliqué n’est-ce pas ? Pour les plus courageux, je vous conseille Wikipedia pour mieux comprendre. Mais voici un petit schéma pour vous aider à mieux saisir le fonctionnement :
Le dessin du dessus vous montre en gros la propagation de l’image de droite et de l’image de gauche. On va considérer que la propagation de l’image de gauche est le trait noir, le trait rouge étant par conséquence l’image de droite. Ces deux images vont arriver sur un écran bien spécial qui sera métallisé afin de ne pas altérer la polarisation des images. Vous l’aurez compris, ce dernier demande un investissement assez conséquent (en plus du projecteur qui ne peut pas être un projecteur standard étant donné qu’on est au numérique (toutefois la polarisation sera faite par un verre polarisant et non pas par le projecteur lui-même) et qui coûte environ 175 000 euros), ce qui contrebalance le fait que les lunettes ne sont pas chères.
Les lunettes possèdent elles aussi des verres polarisants qui ne laisseront passer qu’une seule image en fonction de l’onde reçu. Ainsi le verre de gauche ne laissera passer que « le trait noir » et le verre de droite que le trait rouge. De ce fait chaque verre n’acceptera qu’une image, ce qui donnera l’impression au cerveau de recevoir une seule image par œil ! J’espère que vous avez compris, ce n’est pas forcément facile à expliquer
Technique 3 : la projection alternée
Encore une fois, nous avons le même soucis, envoyer une image par œil. Cette fois-ci on va utiliser des lunettes dites actives :
Ces lunettes, contrairement aux précédentes sont plus lourdes, plus chères (environ une quarantaine d’euros par paire) et demandent un entretien de la part de la salle de cinéma. En effet, il faut les nettoyer (surtout le capteur qui se trouve entre les deux yeux), changer les piles ou recharger les batteries. Toutefois, la qualité est supérieure aux lunettes précédentes (même si les lunettes à polarisation sont de très bonne qualité !).
Cette fois-ci le fonctionnement est beaucoup plus simple à expliquer. Le projecteur va projeter par alternance l’image gauche puis l’image droite, et ceci 144 fois par secondes. Étant donné que l’œil arrive à distinguer environ 24 images par secondes, il ne verra pas qu’il y a un changement et le cerveau pensera que les deux images sont superposées. Mais il faut encore qu’il reçoive deux images différentes par œil ! C’est pour cela que les lunettes sont composées de cristaux liquides qui vont obstruer l’œil gauche quand l’image de droite sera projetée et l’œil droit quand l’image de gauche sera sur l’écran. Mais cela se fera tellement vite que l’œil n’aura même pas le temps de s’apercevoir qu’il voit du noir pendant quelques millièmes de secondes. Ainsi le cerveau recevra deux images différentes en pensant les recevoir en même temps et le tour est joué, on a une impression de profondeur. Toutefois afin d’assurer une bonne coordination, un émetteur infrarouge est placé sur le devant de la salle et est raccordé au projecteur. Cet émetteur enverra aux lunettes l’ordre d’obstruer le côté droit ou gauche. Vous vous doutez bien qu’un capteur sale qui recevra mal les ordres ou une batterie trop faible rendra le film non visionnable. Et malheureusement j’ai eu le malheur d’avoir des lunettes qui ne fonctionnaient pas correctement, ce qui m’a permis de voir l’âge de glace 3 avec un œil gauche qui clignotait trop lentement si je penchais la tête. Mais le coût de mise en place est moins cher (l’écran reste le même, il suffit d’acheter les lunettes et de mettre en place un nouveau projecteur ainsi qu’un émetteur infrarouge) et la qualité (lorsque ça fonctionne) est meilleure.
Conclusion
Voilà, désormais vous savez presque tout sur le fonctionnement de la 3D au cinéma ! J’espère avoir été clair. Et pour finir, peu importe si vous avez des lunettes passives ou actives, mettez-vous dans les premiers rangs ! Ainsi votre champs de vision sera plus concentré sur l’écran et vous aurez une meilleure immersion ! Toutefois faites attention, chez certaines personnes la 3D peut donner l’impression de voir double ou alors donner des vertiges ou la nausée ! Ceci s’explique par le fait que nos yeux convergent vers un objet en relief qui semble se trouver à quelques centimètres de nous alors qu’en même temps nos cristallins accommodent la vision sur l’écran qui se trouve à plusieurs mètres…
Bon film à vous !
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CES 2010 : les meilleures nouveautés
0 Comments | Posté par Annamenel dans Actu informatique
</2009>
<2010>
En tout premier lieu, avant qu’il ne soit trop tard, je vous souhaite à tous une bonne année !
Après quelques jours/semaines d’inactivité, voici un nouveau billet ! Et cette fois-ci c’est pour vous parler du CES 2010.
Qu’est-ce que le CES ?
Le CES (pour Consumer Electronics Shows) est le plus important salon grand public consacré aux nouveautés technologiques dans le domaine de l’électronique. Il se tient annuellement à Las Vegas et cette année, plusieurs milliers de chanceux ont pu admirer les différentes innovations du 7 au 10 janvier. Le CES a vu les débuts du magnétoscope, du caméscope, du Blu-Ray, de la Télévision sur IP et bien d’autres technologies qui ont révolutionné notre mode de vie actuel.
Les nouveautés de 2010
L’évènement majeur en 2009 avait été la télévision 3D. Cette année on a trouvé un peu de tout. Pour vous j’ai fait une sélection des gadgets les plus prometteurs.
Le Parrot AR.Drone
Vous avez un Iphone ou un Ipod Touch et vous rêviez de piloter une voiture à distance comme James Bond ? Et bien, non, vous ne pouvez pas encore faire ça mais en attendant vous pouvez piloter un drône ! Rien de mieux qu’une vidéo pour vous donner une idée plus précise :
Comme vous pouvez le voir, cette merveille technologique construite en fibre de carbone et en plastique à haute résistance est pilotée et orientée grâce aux mouvements de votre Iphone. Au niveau de sa taille, il fait 53 cm de longueur et presque autant en largeur. Le tout est piloté grâce au Wifi, vous n’aurez donc pas de soucis de portée ! Bien entendu, des caméras sont placées sur cet appareil. Elles sont au nombre de deux et permettent une bonne stabilisation lors d’un vol en stationnaire mais aussi un retour écran sur votre Iphone.
Mais ce n’est pas tout ! Les concepteurs ont aussi opté pour de la réalité augmenté afin de faire de votre AR.Drone un jeu… volant. Présentation en vidéo :
Et petit bonus, une vidéo de O1net qui nous montre d’autres images :
La souris la plus petite du monde
Le CES a permis aussi de découvrir la souris la plus petite du monde, la Glide Mouse conçue par Aigo. Son épaisseur est de 10mm… Petit
Un projecteur tactile
Le tactile se développe de plus en plus et est très à la mode. Vous aviez peut être vu auparavant un clavier tactile projeté, et bien maintenant c’est une image complète qui est projetée. Aux dimensions de 25,4 cm, il tourne avec Adobe Flash Lite, possède le Bluetooth, le Wifi, 2Go de stockage et la possibilité d’y ajouter une carte microSD. Son utilité ? Eh bien on peut tout imaginer, notamment remplacer les cartes au restaurant par ce projecteur !
Mais on a pu aussi voir…
Le siège original de l’USS Enterprise !
Voili voilà pour les meilleures expositions du CES.
Allez hop, le blog sera mort pendant une semaine et un peu plus le temps de prendre des vacances au ski !
A bientôt











